Perles cliniques pour les soignants

Le lymphœdème est catégorisé d’origine primaire ou secondaire. Le lymphœdème secondaire résulte d’un traumatisme, d’une surcharge chronique du système lymphatique ou de séquelles des traitements contre le cancer. L’article scientifique rédigé par Dre Geneviève Chaput, Maryse Ibrahim, physiothérapeute et Dre Anna Towers, toutes trois de la Clinique du lymphœdème du Centre universitaire de santé McGill, se penche sur le lymphœdème secondaire lié au cancer (LSLC), un effet potentiel relié au traitement des survivants. Les traitements du cancer du sein, des cancers gynécologiques, du cancer de la prostate, des cancers tête et cou, du mélanome et d’autres cancers de la peau sont le plus souvent associés au LSLC. En l’absence d’une définition et de critères diagnostiques uniformisés, la prévalence du LSLC est difficile à établir ; les estimations actuelles suggèrent que plus de 300 000 Canadiens sont atteints de LSLC. Une vue d’ensemble du LSLC est présentée en cinq thèmes : les facteurs de risque du lymphœdème, le dépistage et l’intervention précoces, le diagnostic et la stadification, la prise en charge, en mettant l’accent sur les phases de réduction du volume et de maintien, de même que le soutien et l’éducation des patients, et, enfin, des perles cliniques pour aider les soignants à intégrer les connaissances sur le LSLC à leur pratique.

Source : Current Oncology. 2020 Déc;27(6):336-340. Epub 2020 Déc 1. PMID:33380866 | PMC:PMC7755442 | DOI:10.3747/co.27.7225

Texte intégral :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7755442/

 

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Découverte d’un nouveau gène associé au lymphœdème primaire

L’équipe du Pr Miikka Vikkula de l’Institut de Duve de l’Université catholique de Louvain a identifié un nouveau gène responsable du lymphœdème primaire, ainsi que les mutations de ce gène qui altèrent la fonction d’une protéine jouant un rôle dans la vascularisation. L’équipe scientifique a également découvert comment ces mutations entraînent la dysfonction de la protéine.

Des échantillons ont été prélevés sur près de 900 patients (et membres de leur famille) atteints de lymphœdème primaire. En utilisant le séquençage de l’exome entier, l’équipe a pu révélé des mutations dans un gène appelé ANGPT2 chez cinq familles présentant un lymphœdème. Il avait déjà été démontré que l’ANGPT2 influençait le développement lymphatique chez la souris. C’est la première fois qu’on découvre que des mutations de ce gène provoquent une maladie chez l’humain.

Qu’elles induisent un excès ou un déficit de vaisseaux lymphatiques, ces mutations entraînent un lymphœdème primaire chez les patients. Jusqu’à présent, on a découvert 28 gènes à l’origine du lymphœdème primaire et/ou prédisposant à la forme secondaire. Ces gènes n’expliquent que moins du tiers des cas, chaque gène causant un pourcentage défini de cas.

Cette importante découverte est essentielle pour établir le diagnostic adéquat des patients atteints de lymphœdème primaire et ouvre de nouvelles perspectives pour le développement de traitements.

Source : Publication : Leppänen et Brouillard et coll, Science Translational Medicine 2020

Texte intégral :

https://stm.sciencemag.org/content/12/560/eaax8013.editor-summary

https://bit.ly/3ceVx9p

https://bit.ly/3sY7ZAv